WALLPAPER NOW

15/03/2018 - 19/05/2018

Artiste(s):

Barry Allikas

Déclaration de l'artiste:

Après une brève incursion dans l’univers du paysage et des formes organiques, je voulais ramener ma pratique hard-edge à ses sources, ses racines minimalistes. Pour moi, cette évolution s’est traduite par un retour à la simplicité de la ligne, ou plutôt, de la bande. Une fois ce choix fait, il ne me restait plus qu’à faire la première bande, puis une autre, puis une autre. Chaque bande s’ajoutant à la précédente.

Bien sûr, il ne fallut pas attendre longtemps pour voir les choses se compliquer et pour que ces décisions en entraînent d’autres. De quelle largeur devraient être les bandes ? Combien en faudrait-il ? Combien de couleurs différentes pourrais-je utiliser ? À combien de couleurs différentes pourrais-je me limiter ? Comment ordonner les séquences ? Devrait-on ordonner les séquences ? Des décisions, des décisions, des décisions. Chaque décision entraînant la suivante.

Après quelques toiles, d’autres questions se posèrent. Quel était le sens de cette activité ? Quelle était la pertinence de cette activité ? Quelle était la justification de cette activité ? Etc., etc., etc. Chaque question soulevant la suivante.

En observant ces tableaux, je me mis à réfléchir. Je réfléchis aux notions de différence et de répétition. Je réfléchis aux notions de foule et de pouvoir. Je réfléchis aux notions de codes et à l’ADN. Je réfléchis, réfléchis, réfléchis. Chaque réflexion invitant la suivante.

J’ai lu que Kant considérait le papier peint comme un exemple de ce qu’il appelait la beauté « libre » (une idée philosophique). J’ai lu Harold Rosenberg, qui dénonçait le « papier peint apocalyptique » de la Tenth Street School comme une tentative vouée à l’échec de s’inscrire dans la lignée des premiers action painters (une idée esthétique). Je n’ai pas lu Au cœur des ténèbres, mais j’ai vu Apocalypse Now (l’expression d’une idée sociopolitique). Des idées, des idées, des idées. Chaque idée appelant la suivante.

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